Quitter le Royaume-Uni
Votre départ commence bien avant le billet d’avion. Voyez ce que vous emportez, ce que le fisc britannique garde, et combien de temps il se souvient de vous.
| Non-résident | Selon le Statutory Residence Test, par exemple moins de 16 jours au Royaume-Uni si vous avez été résident l’une des 3 années précédentes |
| Travail à plein temps à l’étranger | Moins de 91 jours au Royaume-Uni, moins de 31 jours de travail sur place |
| Règle des cinq ans | Retour dans les 5 ans : certaines plus-values et distributions sont rattrapées |
| Inheritance Tax | Elle vous suit 3 à 10 années fiscales après le départ, selon la durée de votre résidence |
| Bien britannique | Les loyers restent imposables au Royaume-Uni, une vente se déclare sous 60 jours |
| À jour | Novembre 2026 |
Partir, c’est une échéance fiscale
Le jour où vous quittez le Royaume-Uni n’est, pour le HMRC, qu’une date parmi d’autres. Ce qui compte, c’est de savoir si vous êtes encore résident pour l’année fiscale selon le Residence Test. Si vous avez été résident l’une des trois années précédentes, vous ne devenez non-résident d’office qu’en dessous de 16 jours dans l’année ; si vous travaillez à plein temps à l’étranger, vous pouvez passer moins de 91 jours au Royaume-Uni. L’année du départ peut, sous conditions, être coupée en deux, comme à l’arrivée. Tout est dans l’article devenir non-résident.
Trois choses ne voyagent pas avec vous. D’abord votre bien britannique : les loyers restent imposables au Royaume-Uni, et une vente doit être déclarée sous 60 jours, même sans impôt à payer. Ensuite la règle des cinq ans : si vous partez après quatre années de résidence sur sept et revenez dans les cinq ans, vous payez l’année du retour sur certains gains et distributions de la période d’absence. Enfin l’Inheritance Tax : un ancien résident de longue durée reste dans le filet britannique avec son patrimoine mondial pendant 3 à 10 années fiscales.
Votre destination décide de la suite
Retour en France : dès que vous y retrouvez votre foyer, votre activité principale ou le centre de vos intérêts économiques, vous redevenez résident fiscal français, imposé sur vos revenus mondiaux. La convention franco-britannique dit alors ce que le Royaume-Uni peut encore imposer, et elle laisse à chaque État le droit d’imposer les plus-values d’un ancien résident pendant six ans. Les comptes que vous gardez à Londres se déclarent chaque année sur le formulaire 3916.
Vers Malte ou l’Irlande : le côté britannique est dans notre article dédié. Vers les États-Unis : voir Royaume-Uni et États-Unis. Vers un autre pays : commencez par une consultation, nous traitons la sortie britannique et vous disons quoi vérifier à l’arrivée.
Les articles sur le départ
Partir proprement, sans rattrapage l’année du retour
Dans le UK Tax Consult, nous planifions votre dernière année britannique, la déclaration au HMRC, votre bien au Royaume-Uni et la queue d’Inheritance Tax. Par téléphone, Zoom ou Signal.